Aucune oeuvre n'échappe à ce monde illusoire où, jusqu'à la mort, l'artiste quête l'amour, cherche dans l'illusion de son oeuvre à vivre pour l'Autre, dans le regard de l'autre.
EXPOSITION
VOYAGE DANS L'HIMALAYA
Du 11 avril AU 28 juin
Collection Musée Asiatica
Crypte Sainte Eugénie_ Place Sainte Eugénie à Biarritz (64)
Statuettes, sculptures, masques, objets rituels,reliquaires, bijoux,toiles brodées, thangka...
Plus de 120 oeuvres de régions himalayennes- Tibet, Népal, Cachemire, Almora, Assam, Gandhara- illustrent ici un voyage dans l'himalaya fascinant.
Quand, dans le miroir, s'éteint l'amour, quand dans les yeux de l'Autre ne se lit plus le désir, le créateur n'a plus d'image où se reconnaître, plus d'image pour vivre et s'aimer.
L'artiste crée un monde d'illusion. Il interroge le réel dans un reflet. C'est pourquoi le miroir le fascine.
Son oeuvre est un double,- double de lui même. Et cette oeuvre, il l'offre à l'Autre comme une demande d'amour, pour exister dans un regard.
Toute création participe d'un effet de miroir où l'artiste attend une reconnaissance: celle de son désir.
Gérard bouté "Camille Claudel; Le miroir et la nuit"
Chez les sculpteurs, le sens du toucher compte autant que la vue. On doit apprendre à sentir avec les mains, si on attend de voir avec les yeux il est déjà trop tard.
Il ne faut pas copier le modèle, mais le recréer; toute vie surgit d'un centre, puis s'épanouit du dedans au dehors. Prendre l'habitude de "sentir" la pose dans sa dynamique interne, comme si vous étiez vous même le modèle.
Respect strict des aplombs et de la morphologie du modèle, dissocié de la projection de sa propre image corporelle.
... Il est plus difficile d'obtenir une surface lisse et beaucoup plus long, il ne faut travailler qu'à l'outil par touches infinitésimales.
"tu peux faire tout ce que tu veux de ta vie", voilà ce que tout le monde lui avait toujours dit.
Trés bien, dans ce cas, maintenant, elle allait le faire. Aprés toutes ces années,aprés toutes ces citadines aux joues poudrées et parfumées, qui lui chuchotaient à l'oreille:"Vous êtes tellement, tellement jeune;".
Aprés avoir connu l'amour, et le mariage, et l'alliance trop serrée...Ici, au milieu de ces collines familières, avec les ténèbres qui montaient, elle savait quoi faire.
"est ce qu'on va là où tu habitais avec ta mère? On va se plaire là-bas?"
Ce matin là elle avait plaqué son visage froid contre le visage froid de sa cadette.
" s'il te plaît, s'il te plaît, avait elle murmuré, plus de questions maintenant"
Ce soir elles seraient de retour là-bas, voilà tout.
C'était simple. La femme qui conduisait la voiture avait beau avoir enterré sa mère des années auparavant, la maison dans laquelle elle avait grandi serait là et elles pourraient la récupérer; elles ouvriraient la porte. Il aurait beau faire nuit quand elles arriveraient, elles seraient rassurées par l'enclos de ses murs, la surface de ses fenêtres et de ses portes. Une par une, elles visiteraient ces pièces inoccupées elles sentiraient la forme de la maison se dessiner autour d'elles. Pièce par pièce, dans le noir, elles la sentiraient. La femme qui conduisait la voiture avait en elle cette certitude. le destin. Le retour au bercail.
KYRSTY GUNN "Le pays où l'on revient toujours"
d'où l'intérêt premier d'étaler nos couleurs sur la toile du net,miroir du monde. read more
on Une note à propos de Camille Claudel, le miroir et la nuit : Essai sur l'art de Camille Claudel